Epicerie américaine en ligne


Published on juin 4th, 2013 | by Basile

«You’re from the 70’s but I’m a 90’s B*tch»: quand le Hipster américain électrise le monde.

Véritable phénomène de société né aux USA, entre mode, art et engagement, Americanlife.fr s’intéresse à la culture Hipster…

article sur le mouvement hipster origine USA

LUI: la barbe longue, aussi finement taillée qu’étudiée, parfois la moustache, l’écarteur à l’oreille, la chemise de bucheron et le petit pantalon légèrement retroussé. ELLE : une petite robe vintage, une veste en jean oversized ou sans manche voire même une des chemises de monsieur, un bonnet large ou un bandana. EUX : la peau tatouée, piercée, la cohérence dans l’incohérent, l’intemporel dans l’air du temps…

article sur les hipsters américains, blog american life

Dans l’imaginaire collectif français, le hipster c’est le «bobo» par excellence, le hippie chic un peu déglingos que l’on regarde en coin d’un oeil genre «WTF» mais qu’au final on apprécie pour sa qualité du détail, qu’on envie pour sa facilité à faire du pull de tonton Richard aux motifs plus que douteux, l’accessoire tendance qui colle dans l’ensemble. Le hipster c’est la coolitude incarnée, celui qui ose. Bref, celui qui n’est pas vous.

 photos de hipsters des Etats-Unis, article blog american life

Hipster : un phénomène à la mode hors de la mode mais pas que…

 

Pour la petite histoire…

 

Le mot Hipster fleure bon les USA et pour cause puisqu’il s’associe à l’origine au courant musical en vogue dans ce pays dans les années 40 : le jazz. Être hipster à cette époque c’est être blanc et amateur de musique noire, c’est s’appropier une culture pour en faire un mode de vie plutôt «cool» et débridé, précurseur du mouvement hippie à venir. Il aura fallu un gap de 60 ans pour que le terme renaisse de ses cendres, se réactualise et, le jazz passé, s’accapare une autre sphère et un autre public. L’avant-garde : IN, la sexualité débridée : OUT, la pauvreté de mise : OUT même si on s’en donne l’air, la drogue : MAYBE. À cela ajoutez un fort côté urbain, une carte VIP au fripe-store du coin surtout ou à toute marque jouant la carte vintage tendance chic (un peu), un vélo (grand max une vespa ou un solex) et un livre sinon intello, intellectualisant.

 

look hipster femme, mode américain par le blog americanlife.fr«I’m so Indie, I listen to bands that don’t exist yet» : M. et Mme Hipster dans la vie…

 

 

Le Hipster est plutôt bien né même si à première vue avec sa tête de Beach Boy il n’en donne pas l’impression. A homeless is a homeless, a hipster a hipster… Jeune plutôt aisé, il a entre 18 et 25 ans (pas plus, malheureux ! Le hipster n’est pas bobo) et se cultive mais surtout, Ô surtout, le hipster est indépendant. Si le hipster écoute de la musique c’est sur une platine vinyle et le groupe vous sera sûrement inconnu. S’il vous invite à voir un film, ce qui n’arrivera sûrement pas étant donné que vous n’êtes pas hipster, ce film sera d’auteur. Côté bouquin, le hipster aime la philosophie et là encore il est quasi-indépendant : Nietzsche. Sinon vous pourrez voir entre ses mains Ernest Hemingway (évidemment), Charles Bukowski, Nick Hornby ou des auteurs qui firent l’avant-garde en leur temps. Sinon des ouvrages sur le design ou l’art contemporain. Ils y trouvent d’ailleurs les motifs qu’ils pourront mettre en cover de leur profil facebook même si comme moyen d’expression le Tweeter ou le Tumblr sont préférés. Un profil clin d’oeil aux origines puisque les statuts y sont en anglais, même entre amis français, c’est plus IN. Côté temps libre, le hipster aime la photographie mais plutôt en mode lomo ou polaroïd, quitte même à télécharger l’application sur son Iphone car il aime ça la technologie.

Aux USA, M. et Mme Hipster vivent plutôt à New York du côté de East Village et Williamsburg, berceau du mouvement qui s’y est relancé dans les années 2000. A Paris, leur pied-à-terre se situe du côté du 11e sur la rue Oberkampf. Enfin bon, dans tout ce qui regroupe petits bars à l’atmosphère underground avec électro New Age et réel concept. Car il faut de la créativité pour attirer le hipster. Le hipster est exigeant, le hipster est communautaire, le hipster est… pointu. Il aime les USA et il le montre par une très bonne maîtrise de l’anglais. Autre que facebook ou tweeter, le hipster anglicise beaucoup, conceptualise.

Mais puisque toute cette créativité prend du temps, que fait M. Hipster dans la vie ? Et bien puisqu’il manie l’art du renouvellement, il en fait un principe dans ses contrats de travail, dans des petits jobs, ou bien il l’amène avec lui dans son activité car il ne travaille que dans la publicité, les médias, la mode, la com ou le design.

Méfiance ! Le hipster à tendance gym queen n’est qu’un infiltré. Le hipster n’est pas sportif. Jouer de la fonte n’est pas un environnement propice à la créativité. Il est skinny et l’affiche en portant un pantalon slim ou légèrement cigarette pour apporter la «Sock touch» ! Il est plutôt «ceintre» que protéiné. «Un vêtement a tellement plus de gueule sur un corps décharné» comme pourrait le dire Lagerfeld.

 

Hipster, un mouvement politique engagé ?

 

Outre Atlantique, le hipster est l’indéfinissable voire même une insulte pour ceux qui évoluent dans le domaine des tendances. Il est le concurrent. Acteur d’une contre-culture, du «vice» qui utilise la tendance de manière réactionnaire, il est le fruit du néo-libéralisme. Consumériste, légèrement tourné vers l’écologie (urbaine), il aborde la lutte sociale avec ironie, avec «vice».

Entre individualisme et communautarisme, le hipster c’est celui qui accorde une certaine importance à l’acquisition matérielle, avec plus ou moins de moyens ; acquisition qu’il se pressera de montrer à ses semblables pour la massifier et être LE précurseur.

 article sur le mouvement hipster à découvrir sur le blog American Life

 En gros on aime le détester le hipster. Son «nez» pour sortir d’un panier vintage la chose qui fera la tendance de demain, son détachement voire son côté hautain nous agace, sa coolitude nous dérange. Même s’il s’est éloigné des origines du terme et s’il ne sait même pas d’où vient le mouvement dans lequel il prend place, il est là dans notre société, il influence du haut de ses 20 ans.

 

Basile

 

Lien vers le site internet du magazine rattaché à la culture Hipster «Vice» 

 

 

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About the Author

Basile

''Mon intérêt pour la culture américaine m'a mené à vouloir apporter ma plume à Americanlife.fr. J’espère y transmettre avec mes mots et mon style, mes goûts pour les tendances, la mode ou les petites choses insolites qui prennent place de l’autre côté de l’Atlantique...''



2 Responses to «You’re from the 70’s but I’m a 90’s B*tch»: quand le Hipster américain électrise le monde.

  1. amoudru says:

    Bonjour,

    C’est un pays qui m’attire énormément, mon seul regret c’est de ne pas connaitre la langue et de ne pas avoir les capitaux pour me payer le voyage et créer mon propre emploi

  2. Douv says:

    Bonjour serait il possible de savoir si le pantalon ou les trois hipsters sont photographies à des références ou comment cela s’appelle. C’est le pantalon du mec a gauche merci…

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