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Published on mai 29th, 2013 | by Geneviève

DiCaprio Le Magnifique!

Comment un acteur peut-il être aussi bon ? Cela est-il humainement possible ? Analyse et impressions sur le film américain Gatsby le magnifque.

Soit, certains acteurs se fondent dans leur personnage, deviennent leur personnage et transforment leur apparence physique de façon tout à fait étonnante. On pense bien sûr à Daniel Day Lewis qui peut devenir Lincoln, se transformer en Indien, en boucher ou en pied gauche avec une facilité (apparente) déconcertante.

Daniel-Day-Louis-Roles

Dans le dernier film de Baz Luhrmann, The Great Gatsby, DiCaprio n’est pas grimé, ne porte pas de prothèse, ne se sert d’aucun artifice. Il est d’ailleurs rare de le voir très transformé, grimé, maquillé, implanté dans les rôles qu’il incarne, en dehors de J.Edgar (de Clint Eastwood), bien sûr, où il est presque méconnaissable.

Leonardo-DiCaprio-JEdgar

Il me semble que dans son cas, le mimétisme n’est pas une question de cosmétique. Pour preuve ces quelques clichés tirés de Aviator, Noces Rebelles et Shutter Island. La transformation physique est très subtile. Non, dans le cas de cet acteur, la magie opère autrement.

Leonardo-DiCaprio-Roles
Je n’ai pas d’explication, je veux juste exprimer ma fascination. Je ne sais pas quelles indications le metteur en scène a dû lui donner sur le tournage de The Great Gatsby, je ne vois pas ce qu’il a pu lui dire d’autre que ‘sois magnifique !’ et c’est exactement ce qu’il est. Il rayonne, illumine l’écran, justifie pleinement le titre français Gatsby Le Magnifique qui, pour une fois, est plus parlant que la version en anglais : The Great Gatsby.

Leonardo-DiCaprio-Gatsby-Le-Magnifique

 

Carey Mulligan, le chien battu ?

Carey Mulligan joue Daisy, l’amour inaccessible de Gatsby, celle pour qui il veut décrocher les étoiles.

Carey-Mulligan-Daisy

Elle est bien, elle est même très bien. Mais elle a un peu perdu de la fraicheur de l’écolière du remarquable  « An Education » (de Lone Scherfig).

Carey-Mulligan

Heureusement, son jeu est plus varié et elle fait une performance un peu moins monolithique que dans « Drive » (de Nicolas Winding Refn) où elle regarde le monde avec ses yeux de chien battu du début à la fin du film.

Carey-Mulligan-Drive

 

Références historiques et anachronismes

Roaring-20s

Nous sommes dans les années 20 à New-York, juste avant le crack de 29, en pleine Prohibition. Loin de devenir sobre, l’Amérique invente mille façons de contourner la loi et de s’amuser.  Le ‘Speakeasy’ est un lieu clandestin où, derrière une façade respectable _ barbier ou pompes funèbres cf  Some Like it Hot _ le jazz résonne, l’alcool coule à flots et on danse sur des rythmes endiablés.

Mais revenons à l’aspect plus joyeux de cette époque que nous ne pouvons pas nous représenter sans musique. Le jazz, le Charlestonsont bien sûr caractéristiques de ces années folles qui en anglais sont justement appelées les ‘Roaring Twenties’ (les années 20 rugissantes). La bande son du film tient une place prépondérante, mais au lieu de choisir des classiques de l’époque (il y en a quelques-uns) l’auteur du film a préféré faire appel à des groupes ou des chanteurs contemporains. Pour les scènes de fêtes endiablées (le mot est faible), il a utilisé des Charlestons réorchestrés dont le rythme est effréné et qui semblent électriser les danseurs. D’autres scènes sont illustrées par des musiques parfaitement anachroniques  (Lana Del Rey, Jay-Z, Beyoncé, Will.i.am). C’est un parti pris audacieux mais le résultat est très réussi.Il y a un grand contraste entre les riches et les pauvres qui est très bien rendu dans le film. Les deux mondes sont séparés et facilement identifiables grâce aux couleurs, aux éclairages et à d’autres dispositifs que vous découvrirez en regardant le film. Ces deux mondes ne doivent pas se rencontrer et à chaque fois qu’il y a un contact entre eux, le résultat est assez funeste.

 

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About the Author

Geneviève

''J’enseigne l’anglais à l'université de Rennes1. J’ai vécu en Grande Bretagne et vais souvent en Floride où j’ai de la famille. Chaque séjour aux USA est un choc. Tout est tellement plus grand, plus impressionnant, plus fou que chez nous qu’il faut toujours un peu de temps pour s’adapter...''



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