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Published on juin 1st, 2013 | by Pierre

Délivrance, un classique du cinéma américain méconnu.

Pierre nous propose de découvrir un grand classique du cinéma américain et méconnu des français: Deliverance ou Délivrance (le titre en français).

affiche du film culte américain DELIVERANCEUSA ,1972

De John Boorman
Scénario : James Dickey, d’après son roman Deliverance
Avec Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty, Ronny Cox, Bill Mc Kinney
Photo : Vilmos Zsigmond
Musique : Eric Weissberg et Steve Mandel
Durée : 1h45

Synopsis :

Lewis Medlock a réussi à convaincre trois de ses amis, Ed Gentry, Bobby Trippe et Drew Ballinger de se joindre à lui pour effectuer une descente en canoë de la rivière Chattanooga en Géorgie avant que celle-ci ne disparaisse et ne soit transformée en un lac artificiel géant. De natures différentes, Lewis le surhomme, Bobby le bon vivant et Drew l’intellectuel, les quatre hommes décident de se lancer dans l’aventure. Après une première journée annonciatrice d’une atmosphère particulière, Ed et Bobby se font attaquer dans la forêt par deux habitants de la région. Bobby est violé et l’un des montagnards tué. Les quatre hommes décident d’effectuer la descente le plus rapidement possible et de rentrer chez eux. Mais Drew tombe à l’eau. Inspiré du premier roman écrit par J. Dickey. Le film ne reprend qu’une seule partie du livre dans lequel les quatre hommes luttent contre la nature et font leur descente en canoë.

film americain deliverance, blog culture américaine

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus d’être un des plus grands films d’aventure, Délivrance  porte un message écologique d’envergure. En effet, cette nature filmée par Boorman est on ne peut plus réaliste, du son des oiseaux aux bruits de la rivière et des grenouilles. Loin de toute civilisation, nos quatre hommes font face à une nature hostile et particulièrement peu accueillante. La loi du plus fort refait donc surface et nous rappelle à quel point l’Homme fait partie de la nature et ne devrait pas essayer de s’en séparer ou de l’adapter à sa convenance et que celle-ci peut être tout aussi sauvage que pourrait l’être notre monde dit « civilisé ».  A une époque où les Américains faisaient part de leur consternation et étaient beaucoup plus engagés dans les luttes pour protéger la nature, Boorman envoie un message très clair : la nature n’est pas quelque chose de domptable et elle se retournera forcement contre nous.

deliverance movie fim, analyse d'un film culte américain par Pierre Apiou, blogueur americanlife.fr

D’un point de vue technique, ce film est remarquable. La réalisation est impeccable, les acteurs sont exceptionnels, les prises de vues sont très souvent surprenantes et magiques. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir ce film étudié dans la plupart des écoles de cinéma tant sa qualité intrinsèque est au-dessus de la moyenne, en particulier l’ouverture du film qui est une référence en la matière. En parlant des acteurs, il est intéressant de souligner que Boorman a choisi de faire jouer de vrais habitants locaux plutôt que de faire appel à des acteurs professionnels pour jouer les rôles des autochtones. Ce choix s’est révélé le bon puisque ceux-ci sont tout simplement parfaits et tellement réalistes tant dans leur jeu que dans leur présence et allure.

scene du film deliverance dans la rivière

Parler de Délivrance sans mentionner les deux scènes cultes est impossible. Il y a tout d’abord ce duo indescriptible entre un habitant de la montagne et un des quatre protagonistes. Cette scène est en fait très explicite et très annonciatrice du futur des évènements. Cette « Battle » entre un de nos héros et ce « redneck » consanguin nous met très mal à l’aise. D’abord joyeuse et entrainante, elle se termine par un malaise général qui nous est transmis.  Tout comme le rythme et le suspens au cours du film, cette scène monte en intensité et en dramaturgie.

visage d'un personnage de deliverance, film culte américain

Il y a aussi la scène du viol. Non seulement celle-ci est difficilement regardable mais elle est aussi unique dans le sens où c’est certainement la première fois que le cinéma américain porte un regard sur le viol autrement que celle d’un homme violant une femme. Cette scène a d’ailleurs inspiré Tarantino pour la fameuse scène de viol dans « Pulp Fiction ». D’une violence inouïe, Boorman essaye peut être ici de nous dire que le mythe du « bon sauvage » n’existe pas.

Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, Délivrance est un « must-have-seen ». Le scénario, le suspens ne pourront que vous tenir en haleine. Foncez le voir !

Pierre.

 

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About the Author

Pierre

''Même si j'ai un regard assez critique vis à vis de la culture américaine, celle-ci me passionne et me surprend régulièrement. J'aime beaucoup échanger sur ce sujet. J'espère que mes contributions vous donneront encore plus envie de connaître cette culture très différente de la notre contrairement à ce que l'on peut penser !''



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